lundi 27 mai 2019
Les avancées de Lockheed
Au cours des années 1950 alors que la technologie du réacteur n’avait pas encore réussi à pleinement s’imposer dans l’aviation civile de nombreux constructeurs, aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Union Soviétique se tournèrent vers les turbopropulseurs afin de concevoir des avions de ligne de nouvelle génération. Une des réalisations les plus réussies dans le genre est un quadrimoteur américain qui réussit même à se muer en avion de reconnaissance maritime : le Lockheed L-188 Electra. Au milieu des années 1950 les compagnies aériennes American Airlines et Eastern Airlines étaient parmi les plus puissantes des États-Unis. A tel point même qu’elles pouvaient se payer le luxe de demander à des constructeurs de leur concevoir spécialement des avions. C’est ainsi que chacune de son côté ces compagnies demanda à Lockheed de développer un avion moyen-courrier de 85-90 places à turbopropulseurs capable de remplacer les L-749 Constellation alors en dotation dans leurs rangs. Un tel avion était alors dans l’air du temps depuis que le Bristol Britannia avait réalisé son premier vol au Royaume-Uni en 1952. D’autant que la majorité des constructeurs américains avaient été avisés par la CIA que l’avionneur soviétique travaillait sur un tel avion pour le compte d’Aeroflot, le futur Ilyushin Il-18. Le marché était réel pour Lockheed qui décida de désigner son futur avion comme L-188 tout en lui octroyant le patronyme d’Electra, en référence au célèbre bimoteur éponyme de l’entre-deux-guerre. Et les designers et ingénieurs californiens travaillèrent vite et bien. À tel point que le prototype du Lockheed L-188 Electra vola pour la première fois le 6 décembre 1957, soit six mois après son concurrent soviétique. Extérieurement il se présentait sous la forme d’un monoplan à aile basse quadrimoteur à turbopropulseurs disposant d’un train d’atterrissage tricycle escamotable et d’un empennage classique. De facture très académique cet avion n’était pas sans évoquer les Douglas DC-6 et DC-7 qu’il était censé remplacer. Doté d’un cockpit triplace (un pilote, un copilote, et un mécanicien-navigateur) il disposait d’une cabine pour 90 à 100 places soit légèrement plus grande que celle du cahier des charges initiale. Le L-188 Electra était animé par quatre turbopropulseurs Allison 501D-13 d’une puissance nominale de 4050 chevaux entraînant chacun une hélice métallique quadripale. Il s’agissait de la version civile de ceux équipant les Lockheed C-130B Hercules de transport tactique. Si très rapidement plusieurs compagnies emboitèrent le pas aux deux transporteurs à l’origine de l’avion il en était tout autrement des forces américaines. L’US Air Force montra très rapidement son total désintérêt pour lui et les autres services ne se penchèrent même pas dessus. Du coup aucune force aérienne de pays de l’OTAN n’acheta de Lockheed L-188 Electra. Par contre en Amérique latine l’avion reçut un certain succès assurant des missions de transport tactique, de transport de personnels, voire de hautes personnalités sous les cocardes boliviennes, équatoriennes, honduriennes, mexicaines, et panaméennes. Pourtant au début de l’année 1958 l’US Navy demanda à Lockheed de plancher sur une version de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine dérivée directement du L-188 Electra et destinée à remplacer les vieux Consolidated PB4Y Privateer encore en service autant que les Lockheed P2V Neptune. Le nouvel avion reçut la désignation de P3V Orion. Rapidement il fut commandé en série par l’aéronavale américaine et devint le mètre-étalon des avions de patrouille maritime dans le monde. Désigné P-3 à partir de septembre 1962 il fut ensuite vendu dans le monde entier. Ce prototype de P3V Orion fut par la suite transformé en NP-3A et utilisé par la NASA sous l’immatriculation civile américaine N428NA pour diverses missions de soutien et d’essais. Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter sur le cas des Lockheed L-188 Electra en service dans les rangs de l’Armada Argentina, c’est à dire l’aéronavale argentine. Si deux d’entre-eux remplirent de classiques missions de soutien logistique une demi-douzaine d’autres avions furent acquis comme machines de reconnaissance maritime et de lutte anti-navire. Ne disposant pas de soute à armement ils emportaient des paniers à roquettes sous les ailes et même dans certains cas des bombes lisses. Durant la guerre des Malouines de 1982 au moins un de ces L-188W camouflés en gris uni fut engagé comme poste de commandement aéroporté. L’Armada Argentina utilisant également des Lockheed P-3B Orion le moyen le plus facile pour différencier les deux avions était de regarder l’arrière : si aucun détecteur d’anomalie magnétique (le fameux MAD) n’apparaissait c’est que l’avion était un L-188 Electra. Dans les années 1980 et 1990 une vingtaine de Lockheed L-188 Electra de deuxième voire troisième main se vit transformée en bombardiers d’eau au Canada et aux États-Unis. Avec une capacité d’emport d’environ 11350 litres (soit 3000 gallons américains) d’eau et de produit retardant ils étaient parfaitement aptes à rivaliser avec l’Hercules ou même des avions plus récents comme le Bombardier Dash 8 canadien. Au final avec seulement 170 machines construites le Lockheed L-188 Electra peut être considéré comme un échec cuisant pour son constructeur. Mais il s’explique par l’apparition très rapide du Boeing 707 et dans une moindre mesure du Douglas DC-8 qui allaient totalement redessiner les cartes du transport aérien commercial. L’ère des avions de ligne quadrimoteurs à turbopropulseurs ne dura pas plus que la seconde moitié des années 1950 et même pas la moitié de la décennie suivante. Plus d'information sur cette activité de vol en L-39 à La Roche sur Yon en cliquant sur le site internet de l'organisateur.
mercredi 22 mai 2019
Une balade à Mourmansk
Ce rapport illustre la météo typique à Mourmansk, basée sur l'analyse statistique de rapports météorologiques horaires historiques et de reconstructions modélisées du 1 janvier 1980 au 31 décembre 2016. Température et point de rosée Il y a 2 stations météorologiques suffisamment proches pour contribuer à notre estimation de la température et du point de rosée à Mourmansk. Pour chaque station, les rapports sont corrigés pour prendre en compte la différence d'altitude entre cette station et Mourmansk, conformément à la norme International Standard Atmosphere , et la variation relative présente dans la réanalyse de la période satellite MERRA-2 entre les deux emplacements. La moyenne estimée à Mourmansk est calculée en tant que moyenne pondérée des contributions individuelles de chaque station, avec des poids proportionnels à l'inverse de la distance entre Mourmansk et une station donnée. Les stations contribuant à cette reconstruction sont : Murmansk Airport (93 %, 26 kilomètres, sud-ouest) et Kirkenes (7 %, 151 kilomètres, nord-ouest). Autres données Toutes les données relatives à la position du Soleil (par exemple le lever du soleil et le coucher du soleil) sont calculées à l'aide de formules astronomiques tirées du livre de Jean Meeus, Tables astronomiques du Soleil, de la Lune et des planètes . Toutes les autres données météorologiques, y compris la nébulosité, la précipitation, la vitesse et la direction du vent, et le flux solaire, proviennent de la MERRA-2 Modern-Era Retrospective Analysis de la NASA. Cette réanalyse combine une variété de mesures étendues dans un modèle météorologique mondial de pointe, pour reconstruire l'historique météorologique horaire du monde entier sur une grille de 50 kilomètres. Les données sur l'occupation des sols proviennent de la base de données mondiale SHARE sur la couverture des terres , publiée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Les données sur l'altitude proviennent de la Shuttle Radar Topography Mission (SRTM) , publiée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA. Les noms, les emplacements et les fuseaux horaires des lieux et de certains aéroports sont tirés de la base de données géographique GeoNames . Les fuseaux horaires pour les aéroports et les stations météorologiques sont fournis par AskGeo.com . Les informations sur ce site sont fournies telles quelles, sans garantie d'exactitude ou de pertinence quelconque. Les données météorologiques sont sujettes à des erreurs, des interruptions et d'autres problèmes. Nous n'assumons aucune responsabilité concernant toute décision prise sur la base du contenu présenté sur ce site. Nous attirons une attention particulière et prudente sur le fait que nous utilisons des reconstructions basées sur le modèle MERRA-2 pour un certain nombre de séries de données importantes. Bien que possédant d'énormes avantages en matière d'intégralité temporelle et spatiale, ces reconstructions : (1) sont basées sur des modèles informatisés qui peuvent contenir des erreurs, (2) sont grossièrement échantillonnées sur une grille de 50 km et ne peuvent donc pas représenter les variations locales de nombreux micro-climats, et (3) on des difficultés particulières avec la météo dans certaines régions côtières, en particulier les petites îles.
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