Peu après, devant un ordinateur, un professeur titulaire a été confronté à des défis auxquels de nombreux d'entre nous sont confrontés chaque jour: choisir s'ils doivent prendre en compte un élément du Web. Sur son moniteur se trouvait un article publié par une équipe appelée l'American School of Pediatricians, qui expliquait comment lutter contre l'intimidation dans les écoles. Parmi les informations proposées: les écoles ne devraient pas se focaliser sur des organisations distinctes, notamment en intimidant, simplement parce que le processus pourrait éventuellement faire appel à «des adolescents temporairement perplexes». En consultant ce site Internet, le professeur prend note de l'adresse Web «.org» et longue liste de citations de recherche d'école. La présentation sobre du site, dépourvue de leçons vidéo flashy et automatiques, lui conférait de la fiabilité, pensa-t-il. Après cinq minutes, il avait peu de raisons de penser à ce contenu. "Je regarde évidemment un site Web établi", a-t-il expliqué. Ce que le professeur n'a jamais remarqué en se concentrant sur les traits superficiels de la page, c'est que le groupe en question peut être une faction dissidente culturellement conservatrice qui a éclaté en 2002 à la célèbre United States Academy of Pediatrics sur la question de l'adoption par le même amour. faire des jeunes couples. Il a été accusé de soutenir les polices d'assurance antigay, et le Fonds pour la lutte contre la pauvreté dans le sud du pays le désigne comme un parti répugnant. La confiance était le problème accessible. Le professeur de livres a dû évaluer le court article dans le cadre d'une pièce de théâtre animée par le psychologue Sam Wineburg de l'Université de Stanford. Son équipe, connue sous le nom de groupe de formation à l'histoire de Stanford, a présenté de nombreux sujets liés à ce type de tâches dans l'espoir de résoudre deux des problèmes les plus vexants avec le Net qui vieillit: comment se fait-il que les plus brillants parmi nous soient si peu capables de créer des jugements sur quoi faire confiance sur internet? Et comment allons-nous nous améliorer? Notre incapacité à analyser la vérité tirée de la fiction en ligne est, bien sûr, plus importante qu'un sujet académique. Le fléau de la "fausse nouvelle" et de ses nombreux proches, qu'il s'agisse de clickbait ou de "deep fakes" (leçons vidéo sur la chasse sensée montrant des événements qui ne se sont jamais produits), fait craindre aux professionnels l'avenir de la démocratie. Les politiciens et les technologues savent que les médiateurs veulent utiliser les élections dans le monde entier en dispersant la désinformation. C'est ce que font les agents russes en 2016, basés sur les agences de renseignement américaines. Et également le 31 juillet, Facebook a montré qu'il avait eu la preuve d'un plan d'influence politique sur la plate-forme en vue des élections de mi-mandat de 2018. Les créateurs d'un seul site, aujourd'hui disparu, ont invité beaucoup de gens à manifester leur curiosité à l'idée de se rendre à une manifestation inventée qui visait apparemment à placer les nationalistes blancs et les ailes restantes sur les mêmes routes. Davantage d'information est disponible sur le site de de spécialiste en référencement google. Suivez le lien.
dimanche 17 novembre 2019
jeudi 10 octobre 2019
Monaco dans les airs
Le week-end dernier, j'ai ajouté une nouvelle activité extraordinaire de ma to-do list de choses à faire, après avoir effectué un baptême de l'air en hélicoptère. Ca s'est passé à Monaco, et m'en a mis plein les mirettes. Alors, je sais que ce type d'aventure peut sembler choquant, venant d'un écologiste tel que moi. Et je sais que j'ai explosé mon empreinte carbone sur ce coup-là, mais le jeu en valait tout de même la peine. Parce qu'en réalité, c'était encore mieux que ce que j'avais imaginé. La première chose qui m'a impressionné en m'installant à bord, c'est qu'on profite d'un plus grand espace qu'à bord d'un avion. On doit y mettre sa ceinture de sécurité, mais le port du casque n'est pas obligatoire. Cela dit, il est préférable de le mettre si l'on veut entendre les commentaires du pilote, parce qu'avec le raffut des rotors a tendance à rendre sourd. Mais passons au vol proprement dit ? En terme de impressions, le décollage n'a absolument rien à voir avec celui d'un avion. La machine s’élève tout en douceur, comme posée sur une surface invisible. Puis l'appareil pique du nez et fonce, incliné en avant, et entame son excursion. La sensation est plutôt spectaculaire. Il n'y a aucune secousse. Dans les virages, quand l'appareil n’est plus parallèle au sol, que ça devient inconfortable. Mais en ligne droite, on a vaguement l'impression d'être sur un tapis volant. Mais ce qui différencie vraiment l'hélico d'un avion, c'est la carlingue, avec ses vitres de tous côtés. L'intérieur fait penser à un oeuf en verre fournissant une vue panoramique incroyable. Le paysage s'étend à perte de vue, où que l'on tourne la tête. Mais si vous faites un jour un tour en hélicoptère, je sais qu'il est difficile de résister à l'envie de photographier à tout-va, mais ça ne sert à rien : mieux vaut ouvrir grand les yeux, plutôt que de gaspiller son temps à chercher le cliché parfait. Parce que d'expérience, les photos ne sauront jamais rendre justice à la beauté de ce que les yeux voient. Si vous souhaitez vous lancer dans l'aventure, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé pour mon vol , pour ceux qui veulent voir le monde du point de vue des anges. Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de vol en hélicoptère à Monaco. Suivez le lien.
jeudi 1 août 2019
Apprendre à cuisiner
D'aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai été un fléau aux fourneaux. Lorsque je me retrouvais devant la plaque de cuisson, je commençais à stresser et à faire n'importe quoi. Même me faire une boîte de ravioli était une corvée insurmontable. Du coup, je laissais ma femme cuisiner. Quand ma femme s'absentait pour quelques jours, elle était sûre de retrouver un stock de barquettes surgelées vides à son retour. En résumé, j'étais un homme à l'ancienne. Mais pour une raison qui m'échappe, depuis quelques mois, j'en suis venu à m'intéresser à la cuisine. Peut-être à cause de toutes ces émissions de téléréalité où la cuisine est présentée comme un sport. Parce que, paradoxalement, le fait de ne pas aimer cuisiner ne m'empêchait pas d'aimer ces émissions. Au début, j'ai seulement essayé de préparer des plats de base, comme des plats de lasagnes. Mais ma femme a voulu me soutenir et m'a offert mon premier cours de cuisine. Ca s'est passé il y a quelques jours, en centre ville. Si j'ai adoré cet atelier, mais je dois être honnête : ça n'a pas fait de moi un cuisinier exceptionnel , mais ça m'a quand même incité à m'adonner à de nouvelles recettes. J'ai finalement réalisé que ce qui m'importunait, en cuisine : c'était le caractère figé des recettes. Le fait de respecter des indications spécifiques. L'animateur du cours de cuisine m'a cependant montré que les recettes n'étaient qu'un guide, en aucun cas une Évangile, et qu'on pouvait ainsi s'en écarter à tout moment. Son propos m'a ouvert les yeux. Depuis, je me suis mis en tête de cuisiner tous les jours. Mon épouse ronchonne parce que je suis passé d'un extrême à l'autre. Je dois avouer que sa cuisine a plus de succès que la mienne Pour ceux qui veulent à leur tour mettre à la main à la pâte, je vous mets le lien vers le cours de cuisine que j'ai expérimenté . Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de cette expérience de cours de cuisine.
mardi 30 juillet 2019
Philippot se lance sur le Brexit
Florian Philippot, fondateur du parti Les Patriotes, était de passage à Salon, samedi, pour dédicacer son livre Frexit: UE : en sortir pour s'en sortir. Nous l'avons rencontré. De quoi est-il question dans votre livre ? Florian Philippot : C'est un ouvrage très concret, très accessible, où chapitre par chapitre j'aborde un thème, comme l'emploi, le pouvoir d'achat, l'écologie, l'immigration... À chaque fois j'explique pourquoi il faut absolument que nous quittions l'Union européenne. Pour retrouver ainsi la possibilité de protéger les Français et rebâtir une démocratie digne de ce nom. Dans le premier chapitre, j'explique les raisons politiques de mon départ et la création des Patriotes. Vous n'y épargnez pas Marine Le Pen... F.P. : Je dis des choses politiques qui, probablement, leur déplaisent, comme le fait qu'ils aient abandonné l'idée de la sortie de l'Union européenne alors que nous, chez Les Patriotes, on est très clairs là-dessus. Ils ont aussi fait revenir des personnes très radicales, ce qui fait qu'aujourd'hui ils sont concentrés sur les migrants et qu'ils ne parlent plus d'autre chose. Mais je ne suis pas dans le règlement de compte pour autant. La sortie de l'Union européenne, justement. Est-ce une idée toujours porteuse à l'heure où des Britanniques qui se sont prononcés pour le Brexit aimeraient bien faire marche arrière ? F.P. : Il n'y a pas de regrets au Royaume-Uni. Globalement, les sondages sont stables. Il se trouve que le Royaume-Uni aujourd'hui a plus de croissance que la France, a un chômage à 4 %... Oui mais les Britanniques ne sont pas encore sortis de l'UE... F.P. : Oui mais la perspective fait qu'ils devraient être en train de s'effondrer avec tout ce qu'on dit comme horreur sur le Brexit. Les salaires sont en train d'augmenter, l'immigration est en train de baisser. Il y a pire comme apocalypse. Donc je pense que le Brexit se passe bien. À la fin ils vont sortir et ils seront libres de faire leurs lois. Oui mais la France, elle, a la monnaie unique, ce qui ne faciliterait pas les choses... F.P. : C'est vrai que c'est une sortie de plus à faire, mais il n'y a rien d'apocalyptique là-dedans. Il faut rebâtir une nouvelle monnaie nationale, mais je dirais que, pour la France, c'est une des raisons de plus d'en sortir. Ce n'est sans doute pas facile de trouver sa place entre les différents candidats qui se disent souverainistes. N'y a-t-il pas trop de monde dans cette partie de l'échiquier politique ? F.P. : Je m'adresse à des gens qui viennent de partout. Je suis ni de gauche, ni de droite, je suis au-dessus des partis. Moi au moins je suis clair sur la sortie ou non de l'Union européenne. J'essaie d'animer un mouvement capable de parler de tous les sujets, sans être focalisé sur les seules questions d'immigration.
lundi 27 mai 2019
Les avancées de Lockheed
Au cours des années 1950 alors que la technologie du réacteur n’avait pas encore réussi à pleinement s’imposer dans l’aviation civile de nombreux constructeurs, aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Union Soviétique se tournèrent vers les turbopropulseurs afin de concevoir des avions de ligne de nouvelle génération. Une des réalisations les plus réussies dans le genre est un quadrimoteur américain qui réussit même à se muer en avion de reconnaissance maritime : le Lockheed L-188 Electra. Au milieu des années 1950 les compagnies aériennes American Airlines et Eastern Airlines étaient parmi les plus puissantes des États-Unis. A tel point même qu’elles pouvaient se payer le luxe de demander à des constructeurs de leur concevoir spécialement des avions. C’est ainsi que chacune de son côté ces compagnies demanda à Lockheed de développer un avion moyen-courrier de 85-90 places à turbopropulseurs capable de remplacer les L-749 Constellation alors en dotation dans leurs rangs. Un tel avion était alors dans l’air du temps depuis que le Bristol Britannia avait réalisé son premier vol au Royaume-Uni en 1952. D’autant que la majorité des constructeurs américains avaient été avisés par la CIA que l’avionneur soviétique travaillait sur un tel avion pour le compte d’Aeroflot, le futur Ilyushin Il-18. Le marché était réel pour Lockheed qui décida de désigner son futur avion comme L-188 tout en lui octroyant le patronyme d’Electra, en référence au célèbre bimoteur éponyme de l’entre-deux-guerre. Et les designers et ingénieurs californiens travaillèrent vite et bien. À tel point que le prototype du Lockheed L-188 Electra vola pour la première fois le 6 décembre 1957, soit six mois après son concurrent soviétique. Extérieurement il se présentait sous la forme d’un monoplan à aile basse quadrimoteur à turbopropulseurs disposant d’un train d’atterrissage tricycle escamotable et d’un empennage classique. De facture très académique cet avion n’était pas sans évoquer les Douglas DC-6 et DC-7 qu’il était censé remplacer. Doté d’un cockpit triplace (un pilote, un copilote, et un mécanicien-navigateur) il disposait d’une cabine pour 90 à 100 places soit légèrement plus grande que celle du cahier des charges initiale. Le L-188 Electra était animé par quatre turbopropulseurs Allison 501D-13 d’une puissance nominale de 4050 chevaux entraînant chacun une hélice métallique quadripale. Il s’agissait de la version civile de ceux équipant les Lockheed C-130B Hercules de transport tactique. Si très rapidement plusieurs compagnies emboitèrent le pas aux deux transporteurs à l’origine de l’avion il en était tout autrement des forces américaines. L’US Air Force montra très rapidement son total désintérêt pour lui et les autres services ne se penchèrent même pas dessus. Du coup aucune force aérienne de pays de l’OTAN n’acheta de Lockheed L-188 Electra. Par contre en Amérique latine l’avion reçut un certain succès assurant des missions de transport tactique, de transport de personnels, voire de hautes personnalités sous les cocardes boliviennes, équatoriennes, honduriennes, mexicaines, et panaméennes. Pourtant au début de l’année 1958 l’US Navy demanda à Lockheed de plancher sur une version de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine dérivée directement du L-188 Electra et destinée à remplacer les vieux Consolidated PB4Y Privateer encore en service autant que les Lockheed P2V Neptune. Le nouvel avion reçut la désignation de P3V Orion. Rapidement il fut commandé en série par l’aéronavale américaine et devint le mètre-étalon des avions de patrouille maritime dans le monde. Désigné P-3 à partir de septembre 1962 il fut ensuite vendu dans le monde entier. Ce prototype de P3V Orion fut par la suite transformé en NP-3A et utilisé par la NASA sous l’immatriculation civile américaine N428NA pour diverses missions de soutien et d’essais. Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter sur le cas des Lockheed L-188 Electra en service dans les rangs de l’Armada Argentina, c’est à dire l’aéronavale argentine. Si deux d’entre-eux remplirent de classiques missions de soutien logistique une demi-douzaine d’autres avions furent acquis comme machines de reconnaissance maritime et de lutte anti-navire. Ne disposant pas de soute à armement ils emportaient des paniers à roquettes sous les ailes et même dans certains cas des bombes lisses. Durant la guerre des Malouines de 1982 au moins un de ces L-188W camouflés en gris uni fut engagé comme poste de commandement aéroporté. L’Armada Argentina utilisant également des Lockheed P-3B Orion le moyen le plus facile pour différencier les deux avions était de regarder l’arrière : si aucun détecteur d’anomalie magnétique (le fameux MAD) n’apparaissait c’est que l’avion était un L-188 Electra. Dans les années 1980 et 1990 une vingtaine de Lockheed L-188 Electra de deuxième voire troisième main se vit transformée en bombardiers d’eau au Canada et aux États-Unis. Avec une capacité d’emport d’environ 11350 litres (soit 3000 gallons américains) d’eau et de produit retardant ils étaient parfaitement aptes à rivaliser avec l’Hercules ou même des avions plus récents comme le Bombardier Dash 8 canadien. Au final avec seulement 170 machines construites le Lockheed L-188 Electra peut être considéré comme un échec cuisant pour son constructeur. Mais il s’explique par l’apparition très rapide du Boeing 707 et dans une moindre mesure du Douglas DC-8 qui allaient totalement redessiner les cartes du transport aérien commercial. L’ère des avions de ligne quadrimoteurs à turbopropulseurs ne dura pas plus que la seconde moitié des années 1950 et même pas la moitié de la décennie suivante. Plus d'information sur cette activité de vol en L-39 à La Roche sur Yon en cliquant sur le site internet de l'organisateur.
mercredi 22 mai 2019
Une balade à Mourmansk
Ce rapport illustre la météo typique à Mourmansk, basée sur l'analyse statistique de rapports météorologiques horaires historiques et de reconstructions modélisées du 1 janvier 1980 au 31 décembre 2016. Température et point de rosée Il y a 2 stations météorologiques suffisamment proches pour contribuer à notre estimation de la température et du point de rosée à Mourmansk. Pour chaque station, les rapports sont corrigés pour prendre en compte la différence d'altitude entre cette station et Mourmansk, conformément à la norme International Standard Atmosphere , et la variation relative présente dans la réanalyse de la période satellite MERRA-2 entre les deux emplacements. La moyenne estimée à Mourmansk est calculée en tant que moyenne pondérée des contributions individuelles de chaque station, avec des poids proportionnels à l'inverse de la distance entre Mourmansk et une station donnée. Les stations contribuant à cette reconstruction sont : Murmansk Airport (93 %, 26 kilomètres, sud-ouest) et Kirkenes (7 %, 151 kilomètres, nord-ouest). Autres données Toutes les données relatives à la position du Soleil (par exemple le lever du soleil et le coucher du soleil) sont calculées à l'aide de formules astronomiques tirées du livre de Jean Meeus, Tables astronomiques du Soleil, de la Lune et des planètes . Toutes les autres données météorologiques, y compris la nébulosité, la précipitation, la vitesse et la direction du vent, et le flux solaire, proviennent de la MERRA-2 Modern-Era Retrospective Analysis de la NASA. Cette réanalyse combine une variété de mesures étendues dans un modèle météorologique mondial de pointe, pour reconstruire l'historique météorologique horaire du monde entier sur une grille de 50 kilomètres. Les données sur l'occupation des sols proviennent de la base de données mondiale SHARE sur la couverture des terres , publiée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Les données sur l'altitude proviennent de la Shuttle Radar Topography Mission (SRTM) , publiée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA. Les noms, les emplacements et les fuseaux horaires des lieux et de certains aéroports sont tirés de la base de données géographique GeoNames . Les fuseaux horaires pour les aéroports et les stations météorologiques sont fournis par AskGeo.com . Les informations sur ce site sont fournies telles quelles, sans garantie d'exactitude ou de pertinence quelconque. Les données météorologiques sont sujettes à des erreurs, des interruptions et d'autres problèmes. Nous n'assumons aucune responsabilité concernant toute décision prise sur la base du contenu présenté sur ce site. Nous attirons une attention particulière et prudente sur le fait que nous utilisons des reconstructions basées sur le modèle MERRA-2 pour un certain nombre de séries de données importantes. Bien que possédant d'énormes avantages en matière d'intégralité temporelle et spatiale, ces reconstructions : (1) sont basées sur des modèles informatisés qui peuvent contenir des erreurs, (2) sont grossièrement échantillonnées sur une grille de 50 km et ne peuvent donc pas représenter les variations locales de nombreux micro-climats, et (3) on des difficultés particulières avec la météo dans certaines régions côtières, en particulier les petites îles.
mercredi 3 avril 2019
Une drole d'expérience aérienne
Nous vivons dans un monde de dingues, et j'hallucine chaque fois que je découvre la variété de divertissements qu'on nous propose aujourd'hui. Il y a quelques semaines, je me suis essayé à une activité carrément démente : j'ai fait un vol en avion de chasse à Paris. Vous vous rendez compte ? Cette expérience hors norme m'a incité à comparer nos vies à celle des générations précédentes. C'est tout simplement dingue, de voir comme la vie humaine est devenue plus épicée en l'espace de quelques décennies. L'existence humaine s'est longtemps résumée à passer ses journées dans les champs. C'était une vie fatigante et rudimentaire,, et où l'on commençait à travailler très tôt. Passer d'une ville à l'autre était toute un événement ; voir la capitale représentait un voyage inconcevable. Maintenant, nous vivons dans un luxe incroyable ; nous mourons de trop manger, sillonnons la planète, pouvons échanger avec des gens à des milliers de kilomètres de là. Nous pouvons nous faire livrer notre repas à domicile, congelons nos aliments. C'est carrément le grand écart ! L'humanité a connu durant des millénaires une vie inclémente, mais est passé en un court laps de temps à une vie merveilleusement fastueuse. A l'évidence, c'est loin d'être parfait. Mais il faudrait surtout apprendre à discerner notre richesse, plutôt que de visualiser ce qui est dans le champ du voisin. Nous sommes incontestablement vernis de vivre à l'époque actuelle ! Qui aurait deviné, il y a dix ans encore, que les civils auraient la possibilité de réaliser un vol en avion de chasse pour le plaisir? Soit dit en passant, si vous voulez connaître le détail du programme. A toute précision utile, même si l'aventure est géniale, il faut avoir le coeur solide.En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce vol en MiG29.
jeudi 28 mars 2019
La chute de Zuckerberg ?
MARK ZUCKERBERG N'EST PAS la première personne de l'histoire de l'humanité à s'inspirer d'Auguste César, fondateur de l'Empire romain, mais c'est l'un des rares pour qui les leçons du règne d'Auguste ont une urgence concrète. Après tout, les deux hommes ont bâti des empires internationaux avant l'âge de 33 ans. «Au fond, il a établi 200 ans de paix mondiale grâce à une approche très dure, a expliqué Zuckerberg à un journaliste new-yorkais plus tôt cette année. «Quels sont les compromis dans cela?" Augustus, a expliqué Zuckerberg, "devait faire certaines choses" pour assurer la stabilité de son empire. Il en va apparemment de même pour Facebook. Un rapport de 6 000 mots publié dans le New York Times la semaine dernière a révélé dans des détails humiliants les efforts déployés par Facebook pour protéger sa domination et attaquer ses détracteurs. Alors que diverses crises imbriquées concernant le discours de haine, la désinformation et la confidentialité des données se sont élargies, les hauts dirigeants ont ignoré, puis tenu secret, la preuve que la plate-forme était devenue un vecteur de campagnes de désinformation menées par des trolls russes soutenus par le gouvernement. La société a lancé une campagne de lobbying et de relations publiques extrêmement agressive, qui comprenait la création et la diffusion de blogues pro-Facebook dont la fonctionnalité était indissociable du "contenu inauthentique coordonné" (c'est-à-dire de fausses nouvelles) que Facebook s'était engagé à éliminer de sa plateforme. Dans un exemple particulièrement choquant, la société a engagé un cabinet de conseil politique qui a diffusé une théorie du complot accusant George Soros de financer des manifestations anti-Facebook. Zuckerberg, semble-t-il, avait adopté une «approche très sévère» pour instaurer l'hégémonie numérique. Augustus, au moins, était un chef charismatique et un dirigeant confiant. Dans Facebook, personne ne se présente comme un visionnaire aussi audacieux. Ce n’est pas Joel Kaplan, le principal lobbyiste de Facebook, qui a encouragé l’entreprise à supprimer et à retarder les conclusions des campagnes d’influence russes, de peur de s’aliéner les républicains. Pas Chuck Schumer, qui a confronté l'un des Les principaux critiques du Sénat sur Facebook et lui ont dit de comprendre comment travailler avec la société. (La fille de Schumer travaille pour Facebook.) Pas Sheryl Sandberg, la directrice des opérations pour adultes qui a présidé à l’ensemble de la réponse aux crises suspectes et hostiles. Et certainement pas Zuckerberg, qui semble avoir été constamment absent - ou tout simplement indifférent - lors de réunions clés sur le traitement par Facebook du discours de haine et de la désinformation. Il est difficile d’être un visionnaire historique salué pour la stabilité de la négociation en prenant des décisions moralement complexes, si vous ne pouvez même pas être dérangé de vous présenter aux réunions sur les décisions moralement complexes.
mardi 29 janvier 2019
Limiter les impots sur les bas salaires
Il y a un dicton célèbre qui dit que la mort et les impôts sont certains. Pas tellement avec l’impôt sur le revenu des particuliers en Inde. Selon les dernières statistiques publiées par le Central Board of Direct Taxation, moins de deux pour cent des Indiens ont payé de l'impôt sur le revenu des particuliers au cours de l'exercice 2015-2016. Les personnes à faible revenu sont exonérées de l'impôt sur le revenu, tandis que les professionnels aux revenus élevés conçoivent des moyens d'éviter légalement l'impôt sur le revenu. Le fardeau réel de l'impôt sur le revenu des particuliers incombe principalement aux employés en poste, car les employeurs sont tenus de déduire l'impôt à la source au moment du paiement de leurs salaires. Il en résulte que les finances obtiennent un montant minuscule inférieur à 2 000 000 roupies la crore en tant qu’impôt sur le revenu des particuliers, année après année. Alors, quelle est la voie à suivre? Certains font valoir que le régime d’impôt sur le revenu des personnes physiques en Inde est trop violé pour être corrigé ou réformé et doit donc être supprimé. En fait, l'appel à l'abolition de l'impôt sur le revenu des personnes physiques a également été lancé au sein du parti au pouvoir, avec le dirigeant et l'économiste. Subramanian Swamy (également un ancien ministre du droit de l'Union) tente constamment de persuader le Premier ministre Narendra Modi et le ministre des Finances Arun Jaitley d'abolir l'impôt sur le revenu des particuliers et de s'orienter vers une taxe sur les transactions bancaires. Selon les abolitionnistes, l’impôt sur le revenu des personnes physiques n’est pas seulement régressif, il facilite également la création et l’utilisation de la monnaie noire. Ils font valoir que l'argent qui échappe à la fiscalité et prend ensuite la forme d'argent noir peut être autrement investi légalement et sans peur, ou déposé dans des banques, si l'impôt sur le revenu des personnes physiques devait être supprimé. Pour être juste, l'argument est fondé. L'abolition de l'impôt sur le revenu des particuliers entraînera une augmentation des dépenses et des investissements. Une exonération fiscale sur les dépôts à terme (même autrement) signifierait que les personnes déposeront leur épargne domestique (actuellement inférieure à 30% en raison de taux d’intérêt bas) dans des banques et que les banques pourront accorder des prêts à des taux réduits aux entreprises, ce qui aux investissements, croissance de infrastructures et création de nouveaux emplois. Cela donnera un coup de pouce à long terme à l'économie en difficulté. En plus de cela, le terrorisme fiscal cessera et la plupart des ressources gouvernementales (humaines et non humaines) pourraient être utilisées plus utilement dans la mise en œuvre de la taxe sur les produits et services nouvellement introduite, ce qui entraînerait une plus grande conformité fiscale et un meilleur recouvrement des recettes. Davantage d'information sur cette incentive en Camargue en allant sur le site de l'organisateur.
dimanche 27 janvier 2019
Une réponse à Onfray
Etrange évocation d’une fantomatique hypothèse de complot… Est-ce sérieux, est-ce rationnel ? A-t-il réfléchi au fait que la mise en cause systématique des «versions officielles», des «émotions médiatiques», des «discours dominants» est une modalité permanente de la rhétorique complotiste selon laquelle des forces obscures manipulent par définition la conscience publique ? Le Figaro. L’émotion a-t-elle remplacé la raison ? Cela nous empêche-t-il de percevoir les véritables enjeux géopolitiques contemporains ? Michel Onfray. Oui, bien sûr. Il faut des bons mots, des petites phrases, des images chocs avec lesquelles on retient bien plus volontiers son public qu’avec une longue analyse fine, précise, argumentée, savante. Un clou chassant l’autre, ce qui est majeur un jour cesse de l’être le lendemain. La religion de l’instant présent dans laquelle communient les médias exige qu’on renvoie l’histoire à la poubelle. Interdire une question, c’est empêcher sa réponse. Criminaliser la seule interrogation, c’est transformer en coupable quiconque se contenterait de la poser. Même suggestion : la photo de l’enfant mort est une manipulation médiatique qui substitue l’émotion à l’analyse «fine, précise, argumentée, savante». L’ennui, c’est que cette idée de substitution ne repose sur rien. Keynes : « L'économie n'est pas un marché où s'échange des biens et services contre d'autres biens et services mais un circuit irriguer par un bien particulier qui est la monnaie ». L’économie est un service qui est irrigué par la monnaie (valeur monétaire). XVII, XVIIIe siècle. A. Smith, D. Ricardo, J.B. Cette économie est une économie dite de grand marché. Ses concepts sont, division du travail et spécialisation A. Smith, la loi des débouchés (J.B. Pour les classiques ou libéraux, l'économie est toujours en équilibre grâce à la fluctuation des prix. XIX, XX et XXIe siècle. L. Walras, A. Marshall, F. Hayek, M. Friedman. De nombreux auteurs, comme Bernard Guerrien ou Daniel Duet contestent la prétention de l'économie orthodoxe à être considérée comme une science. Ces auteurs mettent notamment en cause l'irréalisme des hypothèses du paradigme standard en économie (la transitivité des préférences, le comportement de l'homo oeconomicus, hypothèse de concurrence parfaite, etc). Comme dans les autres disciplines scientifiques, la science économique récompense les travaux révolutionnaires ou les meilleurs économistes. Onfray lit l’Évangile comme un atrabilaire impuissant, méchant et intransigeant, et puis le dénonce à grands cris d’orfraie. Thibon a ce mot, dans Nietzsche ou le déclin de l’esprit : « La haine a besoin de déformer, de calomnier l’objet haï, elle vit de cette déformation ». Le saint Paul d’Onfray, c’est Onfray. Le Jésus symbolique d’Onfray, c’est le dieu imaginaire d’Onfray, prophète nietzschéen de l’éternel retour de l’imposture qui vit au crédit des saints et des sages. Onfray est un âne, généreux de son fourrage de crâne, qui vocifère ses passions tristes avec un cœur froid. Onfray incarne précisément la décadence qu’il dénonce à longueur de talk-show. Il a toute l’entropie d’une soucoupe. Les heurts, les clics et le déclin de Michel Onfray s’écrivent patiemment à mesure que s’étalent ses tristes œuvres et sa pauvre argutie. Le philosophe va jusqu’à conclure son ouvrage par ce lapsus : « le néant est la seule chose dont on soit certain ». Le christianisme de Michel Onfray, c’est son inconscient qui se regarde parler à la télévision. Il est presque pathétique de voir ce malheureux couler sous le poids de son narcissisme intellectuel, le tout avec des airs de divas de Titanic. Mais ce chant du cygne est aussi coupable, car en répandant sa décadence performative, Onfray ne fait pas seulement injure au passé, il veut aussi condamner le présent et l’avenir. Si Michel Onfray veut courir à l’abîme, qu’il y aille seul. Notre génération n’a pas besoin de son « évangile » de la mauvaise nouvelle ni de la haine de soi de ce triste prophète. Chacun sait que nos civilisations sont mortelles, disait déjà Valéry en 1919, et c'est bien la mort de l'Occident que ce livre crépusculaire et torrentiel entend annoncer: le judéo-christianisme est «en phase terminale». «L'Europe est à prendre, sinon à vendre», conclut Michel Onfray, après avoir fait le récit d'une civilisation «née d'une fiction», celle de Jésus, et décrit la Shoah comme le «terrible couronnement» de presque deux mille ans d'antisémitisme chrétien ! Pour avoir longtemps régné en maître, l'Occident d'Onfray, vu sous l'angle de ses exactions et inquisitions religieuses, s'avère en effet peu glorieux. Quels sont dès lors les candidats à la succession, qui précipiteraient le cadavre dans la tombe? Et après nous, le néant. On l'aura compris, il y a ici de quoi alimenter la machine à polémiques qu'Onfray dit déplorer tout en les suscitant. Car si le menu proposé est riche, l'érudition, palpable, des champignons non comestibles parsèment la table du buffet.
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